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Rouler en hiver : protection

lundi 3 novembre 2008 , par Ouarese , Asso-scooter.org

Les premiers frimas de l’hiver sont là et il faut bien prendre son scooter par plaisir ou obligation. Quelques recommandations pour rouler en toute sécurité.

Protection pilote

Contre le froid, point de solution autre que se couvrir. Il vaut mieux pour cela adopter le principe du multi-couches plutôt qu’une seule. Ces couches successives seront autant de couches isolantes et il vaut mieux privilégier des matériaux respirants. En effet, si l’extérieur est froid et que sous vos vêtements vous transpirez, votre dégagement de chaleur va faire descendre votre température et vous allez avoir froid.

Le matériau-textile respirant en évacuant l’excès de chaleur va vous permettre de réguler votre température et donc de conserver la chaleur.

Par temps de froid et par grand froid, les extrémités sont les plus sensibles au froid et il faut donc surveiller la moindre déperdition de chaleur.

Tête - buste

Le c ?ur irrigue en priorité le cerveau, et c’est donc la tête qui va être un gros point de déperdition de chaleur. Celle-ci représente un tiers de la déperdition totale. Il faut donc choisir un casque qui soit le plus fermé possible. Le jet est donc à proscrire car l’air a de multiples points d’entrée et le visage est sur-exposé au froid.

L’intégral ou le modulable sont conseillés avec en sus, une cagoule, si le froid est intense. Attention à ce que celle-ci ne génère pas de la buée sous le casque avec la respiration.

Pour compléter l’équipement du haut du corps, vous pouvez opter pour le tour du cou. Certains modèles sont complétés d’une partie recouvrant le buste. Ces modèles sont très efficaces pour arrêter toute infiltration d’air notamment au niveau des épaules. Ils sont à préférer aux écharpes car plus fins, ils permettent des mouvements non entravés par l’épaisseur du tissu.

On ne le dira jamais assez mais un petit filet d’air, s’il peut se montrer supportable sur les premiers instants, peut se révéler être un calvaire au bout de quelques kilomètres. C’est d’abord une sensation de légère gène, puis celle-ci peut se transformer en douleur tant le muscle peut être refroidi. Et le pire est qu’on s’en aperçoit bien trop tard.

Certains casques sont dotés du système dit pin-lock contre la buée. Il s’agit d’un deuxième écran, plus petit qui vient se coller sur le premier. Il forme une sorte de double vitrage sur l ?écran. En complément de cet écran anti-buée, les casques peuvent être dotés d’une mentonnière pour totalement isoler la tête et éviter les infiltrations d’air froid.

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Rouler en hiver

Mains

Les mains sont certainement la partie du corps qui est à la fois la plus exposée et celle qu’il faut maintenir le plus au chaud. Des mains refroidies signifient des mains engourdies et insensibles quand il est besoin de précision et de sensibilité, lors des freinages par exemple.

En matière de gants, il y a toutes sortes de matières et donc toutes sortes de prix. Il faudra veiller à prendre plutôt des gants multi-couches et respirants. Ne pas les prendre trop serrés non plus car la circulation sanguine doit pouvoir se faire sans entrave.

Les sous-gants sont aussi à utiliser, ils forment une première couche près de la peau. Mais gants et sous gants ne font que retarder l’effet du froid. Ils ne sont vraiment efficaces que pour des trajets relativement courts. Pour les longs trajets, il ne faudra pas hésiter à s’équiper de manchons. C’est cette sorte de fourreau qui vient se fixer sur le guidon. Il existe des modèles spécifiques à chaque scooter. Le pilote vient enfiler ses main à l’intérieur. Les manchons sont certes inesthétiques au possible mais ils jouent le rôle de protège-mains en coupant l’air et ont aussi un rôle isolant.

Il va de soi que les manchons ne dispensent pas du port des gants et sous-gants.

En cas de froid extrême, il est toujours possible d’équiper son scooter de poignées chauffantes, avec rhéostat au tableau de bord. Comme les poignées ne chauffent que la paume des mains, il arrive que sur longues distances, le froid finit par se faire sentir. Dans ce cas, il ne faudra pas hésiter à associer les poignées chauffantes aux manchons.

Enfin, le fin du fin est représenté par les gants chauffants. Une résistance parcourt le gant et permet à ceux-ci d’être chaud. Idéal mais contraignant car il faut disposer d’une prise pour alimenter les gants et ne pas oublier de se débrancher à chaque arrêt. Si vous avez plusieurs équipements chauffants, il faudra aussi veiller à ce que votre alternateur fournisse assez d’énergie pour alimenter les feux normaux plus tous ces équipements.

Pieds

A scooter, nous avons la chance d’avoir un carénage qui nous protège les jambes mais le froid menace. Si le parcours est de plusieurs kilomètres, nous aurons tout le temps de nous refroidir malgré le carénage.

Il vaut donc mieux s’équiper de solides chaussures, voire de bottes contre le froid. Celles-ci ne devront pas être trop serrées, toujours pour permettre une bonne circulation du sang. Une paire de chaussettes hautes et épaisses feront l’affaire.

Ces chaussures seront éventuellement complétées d’un tablier. C’est cette sorte de couverture qui est fixé au scooter. Comme pour les manchons, il existe des modèles spécifiques à chaque scooter. L’avantage du tablier est qu’en dessous, avec la chaleur du moteur, il y fait bon et pieds et jambes sont au chaud.

L’inconvénient est que la ligne générale en prend un coup et qu’il faut, à chaque arrêt, sortir le pied du tablier. Mouvement qui n’est pas naturel sur le scooter. Le deuxième inconvénient est que la prise au vent est importante et ralentit donc le scooter. Mais qu’importe du moment qu’on est au chaud.

Multi-couches

Nous l’avons dit, il vaut mieux privilégier une superposition de plusieurs couches fines plutôt que se retrouver comme un bibendum et entravé dans ses mouvements à cause d’une épaisseur trop importante de vêtement.

Ces couches devront être plutôt fines pour qu’au final, les mouvements puissent se faire librement et garantir l’isolation.

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Rouler en hiver : se protéger pour profiter des paysages

Sous-vêtements

Cette première couche de vêtements assure le « chauffage ». Ils peuvent être techniques. Les équipements de cyclistes ou d’alpiniste sont de ceux-là. Respirants, ils permettent l’évacuation du trop-plein de chaleur, de l ?humidité due à la sudation et une température constante du corps. Ils peuvent se présenter sous forme de combinaison allant du buste jusqu’aux chevilles, pour les plus frileux. Ou se présenter en éléments séparés. A choisir selon son budget et ses priorités mais l’investissement est « rentable » et nécessaire.

Le bon vieux « Marcel » peut aussi faire l’affaire, même s’il n’a pas cette fonction régulateur de la température.

Vêtements

Cette seconde couche intermédiaire entre les sous-vêtements et la couche extérieure doit pouvoir être isolante tout en préservant la chaleur des sous-vêtements. Ils doivent stopper du froid extérieur. Là encore, les matériaux techniques comme la fibre polaire sont les bienvenus. Légers, ils vous permettront de ne pas être engoncé et serré.

Veste

La veste a un rôle important puisqu’elle constitue la première protection contre les intempéries. Elle doit remplir plusieurs fonctions : être étanche à l’humidité, arrêter le froid. Le cuir des motards est une bonne solution mais le poids peut constituer une gène à la longue. Les fibres comme le Gore-Tex, le Sheltex sont les bienvenues et offrent une protection sans équivalent pour un poids moindre. De plus, ils demandent moins d’entretien que le cuir.

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