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Ydral – lardY : l’incroyable destin du moteur d’Anatole Lardy

lundi 2 juillet 2018 , par Ben

Ydral - lardY, c’est presque un palindrome. Et c’est une histoire d’une moteur, d’un homme. Cet ouvrage raconté et écrit par Catherine-Sophie Bouillard, petite-fille du fondateur, retrace la saga industrielle et familiale du monde de la moto des années 1950.

Catherine-Sophie Bouillard s’est lancé dans un travail de recherche de plus de 4 ans, avec l’aide des membres du Club YDRAL France. Elle a enquêté et a réussi à rencontrer certains des acteurs de cette époque, et elle nous livre parfois avec humour, le fruit de cette quête d’un passé qui a bercé son enfance.

Vous l’aurez compris YDRAL est l’anagramme de son patronyme LARDY.

Elle conte l’histoire d’YDRAL et des nombreuses marques qui ont utilisé ce moteur. En effet contrairement à la mémoire collective « les motos YDRAL n’existent pas », mais près de 70 fabricants de motos ont utilisé les moteurs YDRAL pour leurs succès pendant 40 ans.

Ce motoriste était le favori des assembleurs de vélomoteurs, de triporteurs et de voiturettes. Avec plus de 750 documents et photos, ce livre met en lumière les 8 victoires remportées au Bol d’Or de 1947 à 1958, notamment grâce à la moto 49, et au caractère des pilotes intrépides engagés dans ces courses mythiques.

L’histoire d’Ydral est avant tout celle d’Anatole LARDY. Cet homme est d’abord mécanicien de Dion Bouton. Puis lors de la première Guerre Mondiale, il officie à la société Lorraine des anciens Établissements de Dietrich et Cie à Argenteuil, où est conçu essentiellement des moteurs d’avions. À la fin de la guerre, Anatole LARDY devient un maître de la mécanique.

C’est en 1925 qu’il dépose son 1er brevet d’invention, du « Moyeu amovible, avec frein et amortisseur pour motocycles ». Ceci est le point de départ de son activité, car 1 an plus tard.

Le 2 Mars 1926 il déposera la marque « YDRAL ».

La société connaît un succès d’abord commercial grâce à une clientèle variée, comme l’automobile et l’aviation.
En 1945, en collaboration avec René Maucourant, lui même fabricant des « superculasses » du même nom, apparaissent les premiers moteurs YDRAL.

Avec ses moteurs 2 Temps, la marque YDRAL équipe la production de motos comme : A.G.F, Bernardet, DS Malterre, Monneret, Guiller, Mochet, Paul Vallée, Poirier, etc.

Les moteurs simples et robustes YDRAL équipèrent toutes sortes de véhicules dès les années 50. Ce furent essentiellement des moteurs 125 et 175 cm3.

1947 : Ydral en compétition

En 1947, YDRAL décide de rentrer dans l’univers de la compétition. Lors de la 1ère course moto d’après-guerre, le 16 février 1947, sur l’autodrome de Linas-Montlhéry, le moteur Lardy équipe le vélomoteur Maucourant, piloté par Maucourant lui même. Il terminera en tête de la compétition sur 125 cm3.

Par la suite YDRAL connaît une série de victoires en compétition : le 13 et 14 septembre 1947, le vélomoteur n°82 remporte le 1er Bol d’Or d’Après-Guerre.

Le Bol d’Or 1957 sera la dernière victoire YDRAL avec la LIBERIA 175cm3 n°49 pilotée par AGACHE et GUIGNABODET.

En 1954, les affaires se compliquent. Le principal client « Les Établissements Bernardet » fait faillite. Il était le plus gros clients d’YDRAL, et avec cette perte commence le déclin de la saga familiale.

Dans les années 60 une crise interne frappe l’entreprise, et elle se voit arrêter la fabrication de moteurs. YDRAL survit grâce à une série de contrat d’assemblage, puis de rachat, qui aboutira à sa disparition dans le monde de la moto.

YDRAL aujourd’hui, et le Club YDRAL France

Catherine-Sophie Bouillard confie : « Enfin, ça a été aussi pour moi la découverte d’un Club de passionnés qui oeuvrent à la protection de ce patrimoine Français des années 50 et perpétuent ainsi la mémoire d’Anatole LARDY, toujours vivante. »

En effet, aujourd’hui les passionnés du Club YDRAL France tentent de faire perdurer ces fantastiques moteurs, en les faisant participer à des compétitions, ou en cherchant à les faire fabriquer de nouveau à l’identique.

L’auteure

Une des rares femmes qui s’aventure à écrire l’histoire d’une époque où l’univers de la moto est dominé par les hommes !

La petite fille du fondateur, Catherine-Sophie Bouillard, avec l’aide des membres du Club Ydral rance, n’a pas hésité à se lancer dans un formidable travail de recherche. Pendant plus de quatre, elle a enquêté et rencontré certains des acteurs de cette épopée. Elle nous livre parfois avec humour, le fruit de cette lingue quête d’un passé qui a bercé son enfance.

Les préfaciers

Cet ouvrage est préfacé par : François-Marie Dumas, journaliste, Jean-Do, spécialiste des scooters et des micros cars, Christian Dupuy, Maire de Suresnes, commune où se déroula l’activité de la société YDRAL.

Dédicace

Du 24 au 26 2018, sur le stand de la FFVE (Fédération des Véhicules Anciens) au salon Moto Légende, au parc Floral du bois de Vincennes.

208 pages, 750 photos et documents
Quadrichromie, 25x25
49€ pour la version classique, 95€ pour la version VIP
Editions Dragon Bleu

Portfolio

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