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Réseau Action Climat : Cop21

samedi 28 novembre 2015, par SimonC.

Le 30 novembre, s’ouvre pour deux semaine la 21e conférence des Nations unies sur le climat, qui réunira 195 Etats pendant deux semaines à Paris, sur le site du Bourget.

Objectif : adopter un accord universel, ambitieux et contraignant qui organisera la lutte mondiale contre les changements climatiques à partir de 2020.

Au regard des engagements climatiques publiés par les Etats depuis mars 2015, l’enjeu de la COP21 est désormais d’adopter un accord international qui permette de rectifier le tir, pour passer d’un risque de réchauffement planétaire de près de 3°C d’ici la fin du siècle, à une trajectoire limitant le réchauffement bien en deçà de 2°C, limite fixée par la communauté internationale en 2011.

Pour le Réseau Action Climat, l’accord de Paris peut créer les mécanismes et des rouages qui aideront à planifier et accompagner une transition mondiale et solidaire, nous faisant passer des énergies sales aux énergies renouvelables, de sociétés vulnérables à des sociétés résilientes. L’accord devra permettre de renforcer les engagements climatiques des pays et de s’assurer que les financements soient au rendez-vous pour appuyer les Etats les plus démunis face à la crise climatique. L’accord devra aussi fixer un cap énergétique à horizon 2050 pour l’ensemble de la planète, en fonction des données scientifiques.

Mais nous savons déjà que cet accord, certes indispensable, sera insuffisant tant que les Etats continueront de soutenir en parallèle des modèles économiques climaticides. Dans ce contexte, l’accord de Paris doit constituer un plancher, un levier et un outil qui impulse partout dans le monde une réorientation des investissements, des choix politiques et économiques et ce, dès aujourd’hui, sans attendre l’entrée en vigueur de l’accord.

0.85°c
C’est le niveau de réchauffement qui touche déjà la planète avec des conséquences dévastatrices : l’insécurité alimentaire augmente, l’instabilité régionale et les déplacements de populations aussi car le changement climatique détruit déjà les récoltes, les familles et creuse les inégalités entre nord et sud, entre riches et pauvres.

80%
de nos réserves connues en pétrole, gaz et charbon devront rester dans les sous-sols pour se donner une véritable chance de rester en deçà de 2°C.Pourtant, le projet d’accord, ne mentionne ni « énergie fossile », ni celle d’« énergie renouvelable ».

28.000
C’est le nombre de mots dans le projet d’accord pour Paris et pour lequel la question n’est plus de savoir s’il sera adopté mais s’il sera à la hauteur du défi climatique. A Paris, les Etats ne peuvent plus se permettre d’adopter, une fois encore, un accord a minima, qui laisserait les pollueurs polluer et les plus pauvres et plus vulnérables en payer le prix fort.

100%
C’est l’objectif qu’il faudrait atteindre en matière d’énergies renouvelables à l’horizon 2050, de solidarité nord-sud, de sécurité alimentaire, de respect des droits humains et de nombre de citoyens mobilisés pour une transition écologique universelle

Un accord, mais lequel

La question n’est plus de savoir si la COP21 permettra l’adoption d’un accord universel, mais de savoir si cet accord sera à la hauteur du défi climatique. D’après le GIEC, nous n’avons plus le temps : il ne reste que quelques années pour agir et ainsi éviter un déraillement de la machine climatique, qui aurait des conséquences irréversibles, imprévisibles sur l’humanité. Le monde ne peut plus se permettre d’adopter un autre accord à-minima, qui laisse les pollueurs continuer à polluer en toute impunité, et qui force les plus pauvres à en payer le prix fort.
Les efforts déjà consentis par les États avant la COP21 placent la planète sur une trajectoire de réchauffement de 3°C environ d’ici à la fin du siècle (par rapport à l’ère préindustrielle). Soit bien au-delà de la limite de 2°C que s’est fixée la communauté internationale. Et au-delà de ce que les populations, en particulier les vulnérables, pourront supporter.
D’après un rapport de l’Onu, il reste plus de la moitié du chemin à parcourir pour rejoindre un mode de développement qui limiterait le réchauffement de la planète à moins de 2°c.

Organiser la révolution énergétique et écologique

Concrètement, cela suppose une révolution énergétique ainsi qu’une transformation systémique de nos modes de production et de consommation. Pour avoir une chance élevée de tenir la limite de 2°C, le monde doit cesser de brûler des combustibles fossiles à horizon 2050, et laisser au moins 2/3 des réserves connues en pétrole, gaz et charbon dans le sol (d’après l’Agence Internationale de l’Énergie). Pour y parvenir, il faut amorcer une transition dès maintenant, qui nous fera passer d’une économie reposant à 70% sur les combustibles fossiles à un monde alimenté à 100% par les énergies renouvelables (comme l’éolien, le solaire photovoltaïque, la biomasse, etc.). Un monde également plus sobre et efficace dans sa consommation d’énergie.

Heureusement, les solutions existent : énergies renouvelables, efficacité et sobriété énergétiques, agro-écologie, transports en commun, vélo, épargne responsable... Autant de solutions créatrices d’emplois, vecteurs de lutte contre la précarité énergétique et sociale. En 2014, près de 60% des nouvelles centrales électriques installées dans le monde reposaient sur des énergies renouvelables. Ces dernières représentent plus de 20% de l’électricité produite dans le monde. Et depuis 2010, les investissements financiers dans ces énergies sont quinze fois plus importants que dans le nucléaire.

Ce qui fait surtout défaut aujourd’hui, c’est la volonté politique de soutenir, de décupler et de financer ces solutions. Les décideurs politiques sont encore loin d’avoir tourné le dos aux lobbies, qui défendent leurs pratiques polluantes et leurs “fausses solutions”. D’ailleurs, sur les plus de 28 000 mots que contient le projet d’accord, le mot “énergie” n’apparaît pas. C’est comme parler du tabac à l’Organisation mondiale de la santé, sans mentionner le mot « cigarette ».

Il est déjà clair qu’un unique accord mondial ne suffira pas à réaliser cette transformation profonde de l’économie mondiale. Pour autant, le futur accord sur le climat aura un rôle essentiel : fixer des grandes orientations aux gouvernements et permettre de rectifier le tir.

Il faut le voir comme une boîte à outils, un levier, pour impulser et encadrer cette transition juste et bénéfique pour les populations et pour le climat.
En particulier, l’accord mondial doit fixer un cap commun pour la planète : sortir des énergies fossiles d’ici 2050.

Dès le dimanche 29 novembre et tout au long de la COP21, le site Macop21 évolue, pour faire vivre « en direct » les dernières évolutions des négociations, mais aussi la mobilisation citoyenne en dehors du centre du Bourget.

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